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Parking

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Le centre-ville de Sète (Hérault) est pris à la gorge depuis de nombreux mois par la destruction de la place Aristide-Briand en vue de la construction d'un parking de 300 places. Une partie des habitant.es - physiquement concerné·es par le chantier et/ou par les dommages que profit et capitalisme font peser sur l'environnement humain et non-humain-, ne décolère pas et le fait savoir chaque semaine à un édile indifférent. Une autre population – peut-être moins riveraine ou simplement de passage -, avise sans ciller les affiches rédigées en langue de bois qui tentent de convaincre que tout va bien pour les dizaines d'arbres « déplantés ». Si l'on en croit les commentaires et les articles de presse , le chantier est un grand bourbier, dans tous les sens du terme. C'est également une impressionnante verrue urbaine.    Place Aristide-Briand, avant.   La place Aristide-Briand en ce moment. Ailleurs comme à Grants Pass (Oregon), une partie de la population s'est récemm...

Balise

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A l'heure où le tarif du gaz domestique explose (pour qui y a accès), à l'heure où le ministère de l'intérieur n'en finit pas de lâchement détruire les abris des personnes à la rue, penchons-nous un instant sur un concours parrainé au début des années 1990 par le Forum Butagaz pour l'Architecture. On trouve au départ un prof d'archi, Chilpéric de Boiscuillé (de son vrai nom Jean François de Moncuit de Boiscuillé) qui cherche à faire réfléchir ses étudiant·es de l'Ecole supérieure d'architecture de Paris aux « nouvelles mobilités sociales et à l'espace qui en découle ». On est en 1991, le RMI est en place depuis deux ans, le monde du travail se transforme à coup de contrats à durée déterminé qui dé-sédentarisent les salarié·es, morcellent leurs journées de travail et les forcent à plus de mobilité pour espérer finir le mois. Et maintenir un domicile pour les plus chanceux·ses ou les mieux armé·es. Chilpéric ouvre les portes de l'éco...

Succession

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Les images des forces de police enlisées à Lützerath dans une boue résultant de leur utilisation outrée de canons à eaux sont savoureuses. La mine de Garzweiler, à l'origine de l'occupation du village allemand, présente également un grand intérêt pour qui s'intéresse aux mouvements de population, en l'occurrence aux personnes déplacées et remplacées par l'économie. Lützerath était occupé depuis deux ans par divers collectifs écologistes . La raison de cette occupation remonte à 2006, lorsque la Rheinisch-Westfälisches Elektrizitätswerk (RWE) rachète le village afin d'agrandir la mine de lignite à ciel ouvert dont elle gère l'exploitation. RWE a obtenu cette concession en 1983, d'un gouvernement à la recherche de solutions pour réduire sa dépendance énergétique. L'exploitation du lignite, plus simple que celle du charbon, implique d'arracher le sol en surface pour récupérer le minerai fossile et le transformer en énergie dans des centrales thermiq...