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Parking

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Le centre-ville de Sète (Hérault) est pris à la gorge depuis de nombreux mois par la destruction de la place Aristide-Briand en vue de la construction d'un parking de 300 places. Une partie des habitant.es - physiquement concerné·es par le chantier et/ou par les dommages que profit et capitalisme font peser sur l'environnement humain et non-humain-, ne décolère pas et le fait savoir chaque semaine à un édile indifférent. Une autre population – peut-être moins riveraine ou simplement de passage -, avise sans ciller les affiches rédigées en langue de bois qui tentent de convaincre que tout va bien pour les dizaines d'arbres « déplantés ». Si l'on en croit les commentaires et les articles de presse , le chantier est un grand bourbier, dans tous les sens du terme. C'est également une impressionnante verrue urbaine.    Place Aristide-Briand, avant.   La place Aristide-Briand en ce moment. Ailleurs comme à Grants Pass (Oregon), une partie de la population s'est récemm...

Bogue

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Les vingt années qui ont mené le monde surtout blanc occidental vers le troisième millénaire ont été chargées en projets dont la symbolique de départ – le bug de l'an 2000 - s'est effondrée comme un vieux soufflet. Parmi eux, le Génitron, horloge atomique qui devait, depuis le cœur de la capitale française, décompter les secondes qui allaient mener l'humanité au seuil d'un nouveau monde. Reconstituée ici, l'histoire de ce flop combine deux voix : celle de la presse quotidienne nationale et celle de l'architecte François Scali, l'un des deux concepteurs – avec Alain Domingo, cofondateur de leur agence Nemo -, du Génitron. Le Génitron devant l'entrée du Centre Pompidou Imaginé en 1984, le compte à rebours met quelques années à trouver la technique idéale pour son mécanisme horloger de longue durée. Sans concours d'archi ni commande quelconque sur lesquels s'appuyer, Scali le co-inventeur se met en campagne pour trouver une institution prête à héber...

Succession

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Les images des forces de police enlisées à Lützerath dans une boue résultant de leur utilisation outrée de canons à eaux sont savoureuses. La mine de Garzweiler, à l'origine de l'occupation du village allemand, présente également un grand intérêt pour qui s'intéresse aux mouvements de population, en l'occurrence aux personnes déplacées et remplacées par l'économie. Lützerath était occupé depuis deux ans par divers collectifs écologistes . La raison de cette occupation remonte à 2006, lorsque la Rheinisch-Westfälisches Elektrizitätswerk (RWE) rachète le village afin d'agrandir la mine de lignite à ciel ouvert dont elle gère l'exploitation. RWE a obtenu cette concession en 1983, d'un gouvernement à la recherche de solutions pour réduire sa dépendance énergétique. L'exploitation du lignite, plus simple que celle du charbon, implique d'arracher le sol en surface pour récupérer le minerai fossile et le transformer en énergie dans des centrales thermiq...